Saison 2013 - 2014

Le Théâtre des 400 Coups a été fondé au printemps 2013.

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La plupart des fondateurs

 

Le vent des peupliers

de Gé‚rald Sibleyras

Mise en sc‡ène collective

"LE VENT DES PEUPLIERS" fait passer des bourrasques de rires. Et pourtant, le souffle en est l‚éger et subtil, qui attise des rƒêves impossibles avec humour et tendresse.
Trois pensionnaires d’une maison de retraite pr‚éparent leur prochaine aventure.

Il s’agit d’une exp‚édition sur la colline aux peupliers qui fait face …à leur terrasse.
C'est irr‚ésistible de drô†lerie et, en mêƒme temps, trè‡s tendre, tonique et attachant.

Création au Briscope à Brignais, les 6 et 7 octobre 2013.

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 Alain DUCHESNE, Robert GIL et Jean RAMBAUD

 

Le Vent Des Peupliers


Le Bourgeois gentilhomme

de Molière

Mise en scène : Fabrice Bernard

Le 8 décembre 2013 à Brignais, en plein air, nous avons joué quatre fois la scène des amoureux du BOURGEOIS GENTILHOMME.

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Tartuffe ou l'Imposteur

de Molière

Mise en scène : Fabrice Bernard

Tartuffe

Création au Briscope de Brignais les 8 et 9 février 2014. Reprises à la Gourguillonaise, à Lyon, et à la Maison Forte de Vourles les 18 et 19 octobre 2014.

Pour cette version du Tartuffe, nous situons l'intrigue ƒà la fin des ann€ées 1960 : Orgon, riche bourgeois tombe sous le charme d'un gourou àƒ la mode, mena‰çant l'€équilibre mê†me de sa famille. Un sujet sé€rieux oùŠ Moli‚ère fait tomber les masques par le rire.

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L'INSCRIPTION

Comé€die satirique de Gé€rald Sibleyras

Mise en scène : Arthur Berne

Les Lebrun viennent d'emménager dans une résidence de standing. Une semaine après leur arrivée, Mr Lebrun découvre cette inscription dans l'ascenseur : « Lebrun = con ». Il décide alors de mener son enquête auprès de ses voisins, lesquels forment une espèce en voie de prolifération où les phrases toutes faites et les lieux communs remplacent la pensée... Confronté à la bêtise et à la fausse courtoisie de ses voisins, le bon sens de Mr Lebrun qui refuse le « prêt à penser »  résistera-t-il à l'idéologie de Panurge ?

Comé€die grin‰çante sur les mœurs de notre temps, oùŠ chacun a un avis sur tout et n'importe quoi. Mais sous les lieux communs que nous vé€hiculons tous, que reste-t-il de nos propres opinions et de notre compassion à ƒl'autre ? De sa plume acerbe, l'auteur s'amuse àƒ d€émonter les mé€canismes du prê†t-àƒ penser. Joute verbale jubilatoire, joué€e par six com€édiens trè‚s „"convaincus "

"L'Inscription" a été jouée
  • Au Briscope, à Brignais, le 5 juin 2014 et le 4 octobre 2014
  • A la Maison Forte de Vourles, le 21 novembre 2014
  • A Communay, le 25 janvier 2015
 

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Le théâtre de Maison Forte à Vourles


Spectacle des ateliers de théâtre de la compagnie

Jeudi 26 Juin 2014 au Briscope, à Brignais

 

Les adolescents présentent deux saynètes issues d'improvisations et Le Procès de Renart.

Les adultes interprètent  des textes d'Olivier Py, des extraits de Les Diablogues de Roland Dubillard et de Jeux de Planches de Jean-Paul Alègre.

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Saison 2014 - 2015

Le lavoir

De D.Durvin et H.Prevost

Mise en scène : Fabrice Bernard

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Le Théâtre des 400 coups, dans le cadre de la commémoration de 1914 faite lors des Journées européennes du patrimoine, a présenté une adaptation de la pièce de D.Durvin et H.Prevost, Le Lavoir, le 20 septembre 2014 à Brignais. Ce spectacle a été repris lors de la célébration du 8 décembre dans la commune.

Août 1914 - Des Lavandières, avec leur franc parler, se confient sur leurs difficultés quotidiennes et leurs rapports aux hommes que la guerre va bientôt engloutir. Malgré l'adversité, la bonne humeur domine.

Le Progrès, 17/09/2014 ;

Journée du patrimoine

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 L'INSCRIPTION

Comé€die satirique de Gé€rald Sibleyras

Mise en scène : Arthur Berne

Reprise
  • Au Briscope, à Brignais, le 4 octobre 2014
  • A Maison Forte, à Vourles, le 21 novembre 2014
  • A Communay, le 25 janvier 2015

Tartuffe ou l'Imposteur

de Molière

Mise en scène : Fabrice Bernard

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Reprise à la Maison Forte de Vourles les 18 et 19 octobre 2014


Théâtre de farce et de foire

Deux brèves pièces en un spectacle

L'Amour médecin de Molière

et La Tête noire de Lesage

Mise en scène : Fabrice Bernard

Chorégraphies : LouiZélène Cattet

 

Pour le plus grand plaisir des spectateurs, ce spectacle pour tous publics réunit dans une baraque de foire quatorze comédiens, un guitariste et une vingtaine de costumes d'époque.

Mariages contrariés, tromperies, masques, déguisements, combats à l'épée et cascades, chants et danses sont les ingrédients d'une pièce populaire dans l'esprit de la commedia dell'arte et de la farce.

 

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Ce spectacle a été joué selon le calendrier suivant :

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Les dix mots 2015

Saynète écrite et mise en scène par Louizélène Cattet

Mars 2015 : dans le cadre de la semaine des 10 Mots, la troupe de théâtre "La comme ell' dit" s'est jointe à nous pour présenter une saynète de 15 minutes, dans le hall du Briscope, à Brignais.

 

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La Maison du lac

d'Ernest Thompson

Adaptation de Pol Quentin, Jean Piat et Dominique Piat

Mise en scène : Guy Dechesne

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Avec
Edith Doublier : Kate Murphy
Jean Picard : Tom Murphy
Anne Hardel puis Claire Landrot : Claudia Murphy
Thierry Mallet : Bill Ray
Etienne Tuloup : Billy Ray
Jean-Michel Mallard : Charlie

Voix radiophonique : Fabrice Bernard

Tom est un octogénaire américain, malade et bougon. Ancien prof de grec, il s’intéresse plus à la guerre de Troie qu’à celle du Viêt-Nam et qu’aux autres événements de cet été 1969 dont la radio se fait écho, les premiers hommes sur la Lune et le concert de Woodstock. En vacances dans leur maison au bord d’un lac, Tom et sa femme, Kate, qui le materne malicieusement, alternent la tendresse et l’ironie. Au grand regret de Tom, ils n’ont pas eu de garçon mais une fille, Claudia qui n’a jamais trouvé sa place près du couple centré sur lui-même. Claudia arrive inopinément avec son nouvel ami et confie le fils de ce dernier à ses parents. Le vieux couple va devoir apprivoiser l’adolescent qui perturbe sa tranquillité.

"La Maison du lac" est un drame psychologique marqué à la fois par l’émotion et l’ironie. Il offre à chaque comédien une riche palette d’émotions à exprimer : l’amour du vieux couple, la souffrance, l’amertume et la colère de Claudia et de l’adolescent de se sentir rejetés par leurs parents, le réconfort des marques d’affection inattendues. La pièce pose la question "Savons-nous offrir, accepter et exprimer l’amour de nos proches ?" Ces propos graves et l’angoisse de la mort prochaine sont sans cesse tempérés par une ironie dont la désinvolture cache la difficulté à vivre et à dire ses sentiments. Humour et relations humaines fortes font la richesse de "La Maison du lac".

Né en 1949 dans le Vermont, Ernest Thompson écrit à vingt-huit ans La Maison du lac, qui est montée peu de temps après à Broadway. En 1981, l’adaptation cinématographique de la pièce, réalisée par Mark Rydell et interprétée par Katharine Hepburn, Henry et Jane Fonda, obtient trois Oscar dont celui du meilleur scénario.

En France, Jean Marais, Jean Desailly et Jean Piat ont interprété successivement le rôle de Tom ; Edwige Feuillère, Simone Valère et Danielle Darrieux celui de Kate.

 

Le décor a été réalisé par des élèves du lycée Georges Lamarque de Rillieux-La-Pape dirigés par M. Curtet.

 

"La maison du Lac" a été jouée :

Les 25 et 26 avril 2015 au Briscope de Brignais

Les 20 et 21 mai 2015 à l'Auditorium de Chaponost

Le 23 octobre 2015 à Villefranche sur Saône lors du festival TERRE DE SCENES

Les 8 et 9 avril 2017 à l'Auditorium de Chaponost

Edith Doublier et Etienne Tuloup Jean Picard et Edith Doublier
Jean Picard et Thierry Malet Edith Doublier et Claire Landrot

 

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affiche 400coups spectacle présentation jaune fonce avec tour sur bulles

 

 


 Saison 2015 - 2016

La Maison du lac

d'Ernest Thompson

Adaptation de Pol Quentin, Jean Piat et Dominique Piat

Mise en scène : Guy Dechesne

 La pièce a été reprise le 23 octobre 2015 à Villefranche sur Saône lors du festival Terre de scènes.

 Edith Doublier et Jean-Michel Mallard

 


 Théâtre de farce et de foire

Deux brèves pièces en un spectacle

L'Amour médecin de Molière

et La Tête noire de Lesage

Mise en scène : Fabrice Bernard

Chorégraphies : LouiZélène Cattet

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La pièce a été reprise


Festival de Lyon

 

Le Masque d'or

 Le Masque d'or

Brignais Mag, mai 2016 :

Brignais Mag, mai 2016


Fête

du 8 décembre 2015 à Brignais

Le Théâtre des 400 Coups interprète quelques extraits de pièces classiques dans les rues de Brignais.

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Fabrice Bernard

 

Le 16 janvier 2016, Les 400 Coups accueillent au Briscope, à Brignais

La Journée du Comédien

de la fédération du Rhône de la Fédération nationale de théâtre amateur et d'animation (FNCTA).

Journée du Comédien

Un atelier théâtral

Comme chaque année, au cours de cette journée, les comédiens participent à des ateliers théâtraux, à des rencontres avec des auteurs dramatiques, à des échanges entre compagnies, à des présentations d'extraits de spectacles en répétition.

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Le soir, pour la première fois, le Théâtre des 400 Coups interprète pour le public et les membres de la FNCTA " Un grand cri d'amour " de Josiane Balasko.

Un grand cri d'amour

de Josiane Balasko

Mise en scène : Arthur Berne et Hugo Duport

"Un grand cri d'amour" a été présenté le 16 janvier 2016 au Briscope en conclusion de la journée du comédien, organisée par la FNCTA.

La pièce a été ensuite jouée le 17 janvier 2016 au Briscope, à Brignais, le 11 juin 2016 à "La Scène", à Brignais et les 18 juin et 19 juin 2016 à l'Auditorium de Chaponost.

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Au Briscope, à Brignais, six saynètes sont interprétées le 19 mars 2016. Sous forme de concours, le public est invité à découvrir quels mots y sont dissimulés.

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Comédies et moralités

d'Octave Mirbeau

Mise en scène : Fabrice Bernard

Ce spectacle a été joué : 

 Fabrice Bernard

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Groupe des ados dirigés par Fabrice Bernard

1) Édouard et Agrippine de René de Obaldia

2) Finissez vos phrases... de Jean Tardieu

3) L'Agence aventure de Jean-Michel Ribes

4) Adaptation de Comme s'il en pleuvait de Sébastien Thierry

Groupe des adultes dirigés par Michel Laforest

Extraits de La mastication des morts de Patrick Kermann

 

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 Saison 2016 - 2017

Forum des associations, Brignais 3 septembre 2016

Forum des associations 2016

 


Théâtre de farce et de foire

Deux brèves pièces en un spectacle

L'Amour médecin de Molière

et La Tête noire de Lesage

Mise en scène : Fabrice Bernard

Chorégraphies : LouiZélène Cattet

La pièce a été reprise

Annecy Jean Paule Alègre

Jean-Paul Alègre, dramaturge, parrain du Festival "Sur un plateau", à Annecy, prend la parole après la représentation du Théâtre des 400 Coups.

 
 Sur un plateau 2016

Article Festival Andrézieux 

Prix du jury Andrézieux

Remise des prix des Coulisses d'automne à Andrézieux-Bouthéon

 

Théâtre de farce et de foire

 

Article du Progrès :

Le Progrès

 


 affiche AMB 2016

Avec la participation du Théâtre des 400 Coups

Nathalie Herbulot et Fabrice Bernard

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Comédies et moralités

d'Octave Mirbeau

Mise en scène : Fabrice Bernard

Reprise au Festival Terre de scène à Villefrenche-sur-Saône, le 30 octobre 2016

Terre de scènes 2016

 

Le Patriote, Villefranche-sur Saône :

Le Patriote, Villefranche

 

Le Progrès, 12 novembre 2016 :Article progrès 121116

Jennifer Herbulot et Hugo Duport

 Jennifer Herbulot et Hugo Duport

 

Le spectacle a été repris les 10 et 11 décembre 2016, à l'Auditorium de Chaponost.

Le progrès :

Farces et moralités, Chaponost

Le portefeuille

 


Fête du 8 décembre 2016 à Brignais

Pantins et Lutins

et extraits de "La Colonie" de Marivaux

Mise en scène : LouiZélène Cattet

Pantins et Lutins 8 décembre 


La Colonie

de Marivaux

Mise en scène : LouiZélène Cattet

Avec le trio baroque de l'Association musicale de Brignais


 

La colonie La colonie
 Fabrice Bernard  Maria Cervera et Zoé Oulerich

 

Ce spectacle a été joué :

  • Samedi 7 et dimanche 8 janvier 2017, au Briscope de Brignais.
  • Samedi 11 février 2017 à l'Amphithéâtre, des Brosses de Communay
  • Samedi 11 et dimanche 12 mars 2017, à l'Auditorium de Chaponost
  • Samedi 25 mars 2017, au théâtre "Le Griffon", à Vaugneray
  • Dimanche 10 septembre 2017, au Cabaret du Garon, à Brignais
  • Vendredi 17 novembre 2017, aux Automnales à la Maison Forte de Vourles

 

C'est en ville, décembre 2016 :

Article LouiZélène Cattet

Annonce La Colonie Le Progrès

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La Maison du lac

d'Ernest Thompson

Adaptation de Pol Quentin, Jean Piat et Dominique Piat

Mise en scène : Guy Dechesne

Jean Picard et Claire Landrot

La pièce a été reprise les 8 et 9 avril 2017 à l'Auditorium de Brignais.


TOP DOGS

de Urs Widmer

Mise en scène : Fabrice Bernard

 

Un groupe de cadres dirigeants, licenciés du jour au lendemain, se retrouve dans un cabinet de outplacement, le New Challenge Company, chargé de leur réinsertion professionnelle. Chacun possède une histoire différente et se prépare à revenir dans le monde impitoyable de l’entreprise. Mais le cabinet a des méthodes surprenantes, et thérapie collective, gymnastique et jeux de rôle sont au programme pour apprendre à réfléchir sur soi-même et pour réussir sa reconversion.

Avec :  Madame Alain Arlette : Bernadette Botella / Madame Tresca Caroline : Edith Doublier / Madame Bonnet : Maria Cervera / Monsieur Gimenez Thierry : Jean-Michel Mallard / Monsieur Chabrier Gilles : Lionel Abbes / Monsieur Koener Claude : Jean Picard / Monsieur Chariéras Paul : Patrick Choquin / Monsieur Laurent Jean-Pierre : Fabrice Bernard

 

Ce spectacle a été joué :

  • Samedi 20 mai et dimanche 21 mai 2017, à l'Auditorium de Chaponost
  • Samedi 10 juin et dimanche 11 juin 2017, au Briscope de Brignais
  • Dimanche 24 septembre 2017 à l'Auberge du Garon, à Brignais
  • Dimanche 20 janvier 2018, au Festival de Meximieux, à l'Espace Vaugelas
  • Samedi 7 avril 2018, à la Maison des Jeunes et de la Culture d'Oullins
  • Samedi 5 mai 2018, à l'Auditorium de Chaponost

Top Dogs

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Juin 2017 : Spectacles des ateliers théâtraux des enfants, des adolescents et des adultes

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Mondial du Théâtre à Monaco, août 2017

La Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre Amateur et d’animation (FNCTA) a sélectionné le Théâtre des 400 Coups pour la représenter au 16ème Mondial du théâtre, du 21 au 30 août 2017. Ce festival de l'Association internationale de théâtre amateur (AITA) auquel participent des troupes de vingt-quate pays, a lieu tous les quatre ans à Monaco. Son comité international a notamment comme membres Fanny Ardant, Juliette Binoche, Dominique Blanc, Annie Duperey, Isabelle Huppert, Judith Magre, Sophie Marceau, Ariane Mnouchkine, Yasmina Reza, Michel Bouquet, Klaus Maria Brandauer, Peter Brook, Guillaume Gallienne, Victor Haïm, Robert Hossein, Daniel Mesguich, René de Obaldia, Ruggero Raimondi, Jacques Weber et Lambert Wison.

Affiche Monaco

 Le Progrès Monaco

 

Article du Progrès 05/06/17

 

Article Ville de Brignais

 

 Un reportage télévisé

Une équipe de FRANCE 3 est venue faire un reportage sur la troupe le mercredi 14 juin 2017, au Briscope.

La vidéo :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/compagnie-amateure-du-rhone-selectionnee-au-mondial-du-theatre-monaco-1277381.html

Les photos du tournage :

 


 

Les 22 et 23 août 2017, au Théâtre des Variétés de Monaco, le Théâtre des 400 Coups a interprété :

La tête noire

de Lesage

Mise en scène : Fabrice Bernard

Chorégraphie : LouiZélène Cattet

 

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La tête noire

 

Coulisses & jardins, quotidien du 16ème Mondial du Théâtre :

Coulisses & jardins, 24 aout 2017

 Brignais Mag, septembre 2017 :

Brignais Magazine septembre 2017

 

Le Progrès :

Le Progrès 7/7/17

 

Théâtre et animation, octobre 2017 :

Théâtre et animation, octobre 2017


Saison 2017 - 2018

 

La Colonie

de Marivaux

Mise en scène : LouiZélène Cattet

Avec le trio baroque de l'Association musicale de Brignais

La Colonie

La pièce a été rerprise :

  • Dimanche 10 septembre 2017, au Cabaret du Garon, à Brignais
  • Vendredi 17 novembre 2017, aux Automnales à la Maison Forte de Vourles

 

TOP DOGS

de Urs Widmer

Mise en scène : Fabrice Bernard

Top Dogs
 

Le spectacle a été repris :

  • Dimanche 24 septembre 2017 à l'Auberge du Garon, à Brignais
  • Dimanche 20 janvier 2018, au Festival de Meximieux, à l'Espace Vaugelas
  • Samedi 7 avril 2018, à la Maison des Jeunes et de la Cuture d'Oullins
  • Samedi 5 mai 2018, à l'Auditorium de Chaponost

Théâtre de farce et de foire

Deux brèves pièces en un spectacle

L'Amour médecin de Molière

et La Tête noire de Lesage

Mise en scène : Fabrice Bernard

Chorégraphies : LouiZélène Cattet

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 La pièce a été reprise aux 7èmes rencontres théâtrales régionales, au Galet, à Reyrieux, le dimanche 1er octobre 2017.


 

Cendrillon

de Joël Pommerat

Mise en scène : LouiZélène Cattet

Avec le trio baroque de l'Association musicale de Brignais

CENDRILLON

Il existe mille et une versions des contes de notre enfance. Ici, Cendrillon de Joël Pommerat conserve la trame du conte : la mort de la mère, la famille recomposée, la persécution, la rencontre avec le prince…Cependant, il choisit d’écrire selon un point de vue inédit : celui du deuil et de ses conséquences. Tout dépend de ce que Sandra comprend des dernières paroles soufflées à son oreille par sa mère. Toute la suite de sa vie en découle.

La pièce moderne dans son texte garde le contact avec la tradition. Ainsi la narratrice raconte, les comédiens illustrent, l’auditoire vient écouter une histoire.

Le public connait Cendrillon. Ce qu’il en attend c’est la façon dont cette histoire sera racontée.

 

 

Elodie Mary : Sandra la très jeune fille
Annick Merlin : La narratrice / La mère de Sandra
Serge Cerato : Le père de Sandra / Le père du prince
Edith Doublier : La belle-mère
Eva Yamani : Sœur, la grande
Chloé Herbulot : Sœur, la petite
Jennifer Herbulot : La fée
Victor Nadolski : Le prince
 
 

Joël Pommerat

Né en 1963, il crée ses pièces comme on crée un spectacle donnant à chaque « poste » autant d’importance : texte, jeux, lumières, vidéos, son. Il se définit comme « un auteur de spectacles ». Tous ses textes sont édités chez Actes Sud-papiers : Au monde, Pinocchio, Cercles/Fictions, Cendrillon, La Grande et fabuleuse histoire du commerce, Ça ira (1) Fin de Louis, La réunification des deux Corées...
 

Cendrillon

La pièce « Cendrillon » a été créée en 2011 au Théâtre national de la Communauté française de Bruxelles puis à l’Odéon à Paris.
Que se passe-t-il lorsqu’une toute jeune adolescente vit le drame de sa vie : perdre sa mère ? Au-delà d’un chagrin sans fond, que se passerait-il dans sa tête si elle venait à interpréter à sa façon les dernières paroles de celle à qui elle doit la vie ?
Ainsi, Sandra va se contraindre à ne jamais cesser de penser à sa mère, afin que celle-ci ne tombe pas dans l’oubli de la vraie mort. La toute jeune fille s’y contraindra au point de se laisser persécuter, d’accepter les pires besognes, toutes les vexations et humiliations, comme pour se punir elle-même de sa terrible négligence. Cependant, le destin veille et n’a pas dit son dernier mot. Quel sera l’élément déclencheur de sa guérison ? Quel rôle tiendra le jeune Prince dans cette nouvelle narration de CENDRILLON ? La fée aura-t-elle finalement son rôle à jouer ?
Cette pièce enrichie jusque dans les détails, se révèle émouvante et drôle, cruelle et tendre à la fois. Si Joël POMMERAT respecte la succession des éléments narratifs du conte de Perrault, il redistribue finement chacun d’eux, enrichissant cette nouvelle CENDRILLON d’une véritable touche d’originalité. Les relations entre les personnages sont modifiées et leurs profils psychologiques exacerbés. Aux enfants comme aux adultes, cette pièce révèle, tel un baume au coeur, la façon dont une enfant surmonte son deuil en conservant sa naïveté ainsi que la manière dont elle va trouver le chemin qui lui permettra d’apprendre à vivre.

La pièce a été jouée

  • Les 13 et 14 janvier 2018, au Briscope, à Brignais
  • Le 10 mars 2018, à l'Amphithéâtre des Brosses, à Communay

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OPÉRATION EPSILON

Les conversations authentiques de scientifiques allemands enregistrées à leur insu par les Alliés en 1945

Lecture théâtralisée adaptée et dirigée par Guy Dechesne

Musique originale de Pierre-Yves Dominjon

En avril 1945, peu avant la capitulation du régime nazi, des soldats anglo-américains arrêtent dix scientifiques allemands de premier plan dont les prix Nobel Max von Laue et Werner Heisenberg. Ils les emmènent dans un manoir en Angleterre et, pendant huit mois, enregistrent leurs conversations, à leur insu, afin de découvrir leurs secrets sur la préparation de la bombe atomique. Au cours de leur détention, les scientifiques apprennent le bombardement d’Hiroshima et l’attribution du Prix Nobel à l’un d’entre eux, Otto Hahn, découvreur de la fission nucléaire.

Ces conversations authentiques ont été publiées un demi-siècle plus tard. Elles présentent un intérêt historique : Quel était l’avancement de la recherche nucléaire allemande ? Comment les scientifiques ont-ils réagi à la défaite nazie et à l’explosion de la bombe atomique américaine ? Elles soulèvent la question toujours actuelle de la responsabilité des chercheurs en particulier à propos des armes, du totalitarisme et du nationalisme.

 

LouiZélène Cattet : La narratrice
Jean Picard : Commandant Rittner
Jessim Belfar : Erich Bagge
Fabrice Bernard : Werner Heisenberg
Maria Cervera : Otto Hahn
Yanis Hadjrabah : Walther Gerlach
Thierry Herbulot : Horst Korshing
Claire Landrot : Carl Friedrich von Weizsäcker et Samuel A. Goudsmit
Élodie Mary : Karl Wirtz
Annick Merlin : Kurt Diebner
Elisabeth Raymond : Paul Harteck et Albert Einstein

 

Opération Epsilon

 

Le spectacle a été créé à Brignais le 17 mars 2018.

 

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Quelques comédiens de Opération Epsilon et Pierre-Yves Dominjon, compositeur de la musique

 

Cliquez ici pour consulter le dossier sur l'Opération Epsilon

 

Article paru en avril 2018 dans Bien Dit

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Général romain Chloé Herbulot et Elodie Mary

 

 

Opération Epsilon

 

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Lecture théâtralisée adaptée et dirigée par Guy Dechesne

Musique originale de Pierre-Yves Dominjon

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En avril 1945, peu avant la capitulation du régime nazi, des soldats anglo-américains arrêtent dix scientifiques allemands de premier plan dont les prix Nobel Max von Laue et Werner Heisenberg. Ils les emmènent dans un manoir en Angleterre et, pendant huit mois, enregistrent leurs conversations, à leur insu, afin de découvrir leurs secrets sur la préparation de la bombe atomique. Au cours de leur détention, les scientifiques apprennent le bombardement d’Hiroshima et l’attribution du Prix Nobel à l’un d’entre eux, Otto Hahn, découvreur de la fission nucléaire.

Ces conversations authentiques ont été publiées un demi-siècle plus tard. Elles présentent un intérêt historique : Quel était l’avancement de la recherche nucléaire allemande ? Comment les scientifiques ont-ils réagi à la défaite nazie et à l’explosion de la bombe atomique américaine ? Elles soulèvent la question toujours actuelle de la responsabilité des chercheurs en particulier à propos des armes, du totalitarisme et du nationalisme.

 

LouiZélène Cattet puis Mélanie Delarbre : La narratrice
Jean Picard : Commandant Rittner
Jessim Belfar : Erich Bagge
Fabrice Bernard : Werner Heisenberg
Maria Cervera : Otto Hahn
Yanis Hadjrabah : Walther Gerlach
Thierry Herbulot : Horst Korshing
Claire Landrot : Carl Friedrich von Weizsäcker et Samuel A. Goudsmit
Élodie Mary : Karl Wirtz
Annick Merlin : Kurt Diebner
Elisabeth Raymond : Paul Harteck et Albert Einstein

 

Le spectacle a été créé à Brignais le 17 mars 2018 et repris à Oullins le 11 novembre 2018.

 

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Consultez la suite du dossier


 

Éléments historiques

La fuite des cerveaux

Au début du vingtième siècle, la physique et la chimie étaient presqu’exclusivement européennes comme en témoignent les congrès scientifiques qui se tinrent régulièrement en Belgique grâce au mécénat d’Ernest Solvay. De 1901 à 1933, un tiers des prix Nobel scientifiques furent attribués à des Allemands.

Solvay conférence 1927

Figure 1 : Le Congrès Solvay 1927, à Bruxelles, réunit l’élite des chercheurs en physique et chimie de l’époque. Parmi eux, 17 Prix Nobel.

En 1933, Hitler accéda au pouvoir. Par conviction ou pour fuir les persécutions nazies, nombre de scientifiques émigrèrent, surtout aux États-Unis. Environ 15 % des physiciens allemands quittèrent leur pays en 1933. D’autres poursuivirent leur carrière en Allemagne, comme Werner Heisenberg ou Otto Hahn qui découvrit la fission nucléaire en 1938.


Le projet Manhattan

En 1939, la communauté scientifique vivant en Amérique craignit que les nazis ne disposent d’une bombe atomique. Les physiciens nucléaires Leó Szilárd, Edward Teller et Eugene Wigner convainquirent Albert Einstein d’adresser, le 2 août 1939, la lettre suivante au président Franklin Roosevelt :

« Monsieur,

Certains travaux récents d'E. Fermi et L. Szilárd, dont les manuscrits m'ont été communiqués, me conduisent à prévoir que l'élément uranium peut devenir une source nouvelle et importante d'énergie dans un futur immédiat. Certains aspects de la situation qui est apparue me semblent demander une attention, et si nécessaire, une action rapide de la part de l'Administration. Je pense donc qu'il est de mon devoir d'attirer votre attention sur les faits et recommandations suivants :

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Figure 2 : Albert Einstein et Leó Szilárd
Ces quatre derniers mois, il est devenu possible grâce aux travaux de Joliot en France ainsi que ceux de Fermi et Szilárd en Amérique, de déclencher une réaction en chaîne nucléaire avec de grandes quantités d'uranium. Grâce à elle, une grande quantité d'énergie et de grandes quantités de nouveaux éléments similaires au radium pourraient être produits. Maintenant, il semble presque certain que ceci pourrait être atteint dans un très proche avenir.

Ce nouveau phénomène pourrait conduire à la construction de bombes et il est concevable, quoique bien moins certain, que des bombes d'un nouveau type et extrêmement puissantes pourraient être assemblées. Une seule bombe de ce type, transportée par bateau et explosant dans un port, pourrait très bien détruire l'ensemble du port ainsi qu'une partie de la zone aux alentours. Toutefois, de telles bombes pourraient très bien s'avérer trop lourdes pour un transport aérien.

Les États-Unis n'ont que du minerai pauvre en uranium et en quantité modérée. Il y a de bons filons au Canada et dans l'ancienne Tchécoslovaquie mais les sources les plus importantes se trouvent au Congo belge.

Eu égard à ces éléments, vous pouvez penser qu'il serait désirable d'avoir un contact permanent entre l'Administration et l'équipe de physiciens qui travaillent sur les réactions en chaîne en Amérique. Une manière possible de réaliser cela serait de donner mission à une personne qui a votre confiance, et qui pourrait peut-être jouer ce rôle à titre officieux. Sa tâche pourrait consister à :

a) se mettre en rapport avec les départements gouvernementaux, pour les informer des développements à venir, et faire des recommandations pour l'action du Gouvernement, en portant une attention particulière au problème de la préservation de l'approvisionnement en minerai d'uranium pour les États-Unis ;

b) accélérer le travail expérimental, qui n'est à présent accompli que dans les limites des budgets des laboratoires universitaires, en fournissant des fonds, si nécessaire, par des contacts avec des mécènes privés ralliés à cette cause, et peut-être aussi en obtenant la coopération de laboratoires industriels possédant les équipements requis.

Il paraît que l'Allemagne a actuellement mis fin à la vente d'uranium des mines tchèques qu'elle a annexées. Une telle action précoce de sa part peut sans doute être mieux comprise quand on sait que le fils du sous-secrétaire d'État allemand, von Weizsäcker, est attaché à l'Institut du Kaiser Wilhelm à Berlin où une partie du travail américain sur l'uranium est en train d'être reproduite.

 

Très sincèrement vôtre

Signé : Albert Einstein. »

 

Au prix d’énormes efforts scientifiques, industriels et financiers, les États-Unis lancèrent avec succès le projet Manhattan pour la réalisation de l’arme nucléaire. 130 000 personnes collaborèrent au projet d'un coût total de près de 2 milliards de dollars américains en 1945.

En réalité, les craintes de la bombe atomique allemande étaient exagérées. Seuls une centaine de scientifiques travaillaient sur le sujet, dans des structures concurrentes et avec des moyens dérisoires par rapport à ceux des Alliés. Les chercheurs allemands ne croyaient pas à l’aboutissement de leurs recherches avant la fin de la guerre et peut-être que certains ne le souhaitaient pas. Le régime nazi leur accordait peu d’intérêt et misait surtout sur les missiles V1 et V2 lancés pendant la dernière année de guerre contre la Grande-Bretagne et la Belgique. Les difficultés d’approvisionnement et les bombardements, notamment du laboratoire d’Otto Hahn et de celui de Werner Heisenberg, entravaient le programme nucléaire.

L’opération Alsos

À partir de septembre 1943, l’opération Alsos consista, pour des militaires et des scientifiques américains et anglais, à accompagner la progression des troupes alliées en Europe pour rassembler des informations sur les recherches nucléaires de l'Allemagne et les transmettre aux responsables du projet Manhattan. En France, en Belgique et en Allemagne, ils démantelèrent des installations, se saisirent de documents, d’équipements, de tonnes d’uranium et d’autres matériaux pour les acheminer au Royaume-Uni et aux États-Unis. Ils cherchèrent à précéder les Russes et les Français dans leurs futures zones d’occupation. Ils capturèrent des scientifiques allemands qui furent pris en charge par l’opération Epsilon. Cette opération fait l’objet de la lecture théâtralisée.

Goudsmit, le responsable scientifique de l’opération Alsos, nota : « Je me demande parfois si notre gouvernement n'a pas dépensé plus d'argent dans notre mission de renseignement que les Allemands ne l'ont fait pour l'ensemble de leur projet. »

La fin de la guerre

Le 8 mai 1945, le troisième Reich capitula.

L’armée américaine lança une bombe atomique sur Hiroshima le 6 août 1945 puis une autre sur Nagasaki le 9 août causant chaque fois des dizaines de milliers de morts, de blessés et d’irradiés. Entretemps, la Russie déclara la guerre au Japon.

La capitulation sans condition du Japon le 2 septembre 1945 (sur le cuirassé américain Missouri) mit fin à la Seconde Guerre mondiale.

L’opération Epsilon

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Figure 3 : Farm Hall
 

Dix atomistes allemands, responsables d’équipes scientifiques, arrêtés en avril et mai 1945, peu avant la capitulation de l’Allemagne, ont été détenus dans un manoir, Farm Hall, près de Cambridge, jusqu’en janvier 1946. Afin de découvrir leurs secrets sur la préparation de la bombe atomique, leurs conversations ont été enregistrées à leur insu, traduites en anglais et retranscrites. Le document top secret est tombé dans le domaine public en 1992 et publié en 1993.

Les scientifiques étaient les suivants :

  • Werner Heisenberg, lauréat du prix Nobel de physique de 1932 pour sa théorie de la mécanique quantique qu’il a publiée à 23 ans. Il énonça le principe d'incertitude ou, mieux, le principe d'indétermination.
    À l’arrivée d’Hitler au pouvoir, il affirma, selon ses mémoires, son aversion pour les théories et les pratiques nazies. Il estimait souhaitable que l’Allemagne renonce à s’armer. (La partie et le tout, p. 253) Néanmoins, il refusa d’alléchantes sollicitations professionnelles aux USA et décida de rester en Allemagne pour préserver l'avenir de la recherche nationale. « Il fallait, écrivit-il, penser au temps qui viendrait après la catastrophe. » Heisenberg, conscient des humiliations et compromis qu’il aurait à supporter, prétendait rester un simple citoyen obéissant aux lois du Reich et sans engagement politique. Accusé par des Nazis d’ « aberrations de l’esprit juif » parce qu’il enseignait des concepts scientifiques découverts par des Juifs, il sollicita la protection du chef de la SS, Heinrich Himmler, auquel il était apparenté. Il put poursuivre son enseignement à condition de ne pas citer de noms juifs comme ceux de son maître et ami Bohr et d’Einstein. Pendant la guerre, il eut une attitude très ambiguë. Il dirigea le programme allemand d'armement nucléaire. Il participa à plusieurs voyages de propagande nazie à l’étranger.
  • Otto Hahn, lauréat du prix Nobel de chimie de 1944 (attribué a posteriori après la guerre, pendant l’opération Epsilon) pour la découverte de la fission nucléaire en collaboration avec Lise Meitner (Juive, elle a dû fuir l’Allemagne. Injustement, elle n’a pas été associée au prix Nobel.) Hahn est considéré comme le « père de la chimie nucléaire ». Conscient des risques de la possession de l’arme atomique par Hitler, il évita de travailler sur le sujet.
    Après la guerre, il milita contre l'utilisation des armes atomiques et mit ses compatriotes en garde contre toute utilisation inhumaine des découvertes scientifiques.
  • Kurt Diebner, membre du Parti nazi, conseiller scientifique du Ministère de la Guerre, directeur de l’institut de physique qui, sous contrôle militaire, chapeauta les recherches nucléaires de Heisenberg et de Hahn.
  • Erich Bagge, membre du Parti nazi, adjoint et ami de Diebner.
  • Walther Gerlach, directeur de la recherche nucléaire à partir de 1944, proche de Goering et frère d’un SS. Suspecté, selon certains témoignages, d’avoir utilisé des prisonniers d’un camp de concentration comme cobayes de ses expériences.
  • Carl Friedrich von Weizsäcker. Grand ami de Heisenberg. Son arbre généalogique regorge de scientifiques et d’hommes politiques de premier plan. Il est le fils du secrétaire d’État aux Affaires étrangères du IIIème Reich et le frère du président de la République fédérale allemande (1984 - 1994). Physicien et philosophe des sciences.
  • Paul Harteck n’avait aucune sympathie particulière pour le nazisme, mais il était patriote et surtout il vit dans la fission une façon d’obtenir les gros moyens qui lui faisaient défaut pour ses recherches. Il attira l’attention du ministère de la Guerre sur les applications militaires d’une réaction en chaîne.
  • Max von Laue, prix Nobel de physique 1914, anti nazi, non impliqué dans les recherches militaires.
  • Horst Korshing.
  • Karl Wirtz.

Les conversations les plus intéressantes des détenus portaient sur leurs relations avec le régime nazi vaincu et sur l’avenir que leur réservaient les Alliés. Ils furent sidérés d’apprendre le bombardement d’Hiroshima et l’avance scientifique et technologique des Américains. Ils réagirent très diversement à cette nouvelle.

Découvreur de la fission nucléaire, Otto Hahn se sentit moralement responsable des bombardements américains et pensa à se suicider. Plus tard, il se réjouit pourtant que le prix Nobel lui soit attribué.

« Je remercie Dieu à genoux que nous n'ayons pas fait la bombe à uranium. » (Otto Hahn)

Certains se sentirent humiliés en tant que scientifiques et en tant qu’Allemands.

« Je ne l'ai fait [diriger le programme nucléaire] que parce que ceci est une affaire allemande, et nous devons prendre garde à ce que la physique allemande soit préservée. Je n'ai jamais songé à la bombe, mais je me suis dit : " Puisque Hahn a fait cette découverte, soyons au moins les premiers à l'utiliser. " » (Walther Gerlach)

« J'ai marché vers la débâcle en gardant les yeux ouverts, je voulais essayer de sauver la physique allemande, et les scientifiques allemands » (Walther Gerlach)

Von Weizsäcker voit comment tirer profit du bombardement allié :

« Les Américains et les Anglais rentreront dans l'histoire comme ceux qui auront fait la bombe, alors que les Allemands, sous Hitler, auront fait le réacteur. En d'autres termes, le développement pacifique du réacteur a été conduit en Allemagne sous le régime d'Hitler, alors que les Américains et les Anglais ont développé cette arme effroyable. »

Ralliements aux vainqueurs

À la fin de la guerre, par l’Opération Paperclip, les USA exfiltrèrent et recrutèrent mille cinq cents scientifiques et ingénieurs allemands, dont des criminels de guerre, afin d’œuvrer pour l’armée américaine ou, sous la direction du concepteur des V1 et des V2, Werner von Braun, à la conquête spatiale. Le Royaume-Uni, le France et l’Argentine menèrent des opérations similaires, mais de moindre envergure, pour leurs programmes aéronautiques. L’Union soviétique a embauché, de gré ou de force, des atomistes allemands et récupéré des trains entiers de matériel pour réaliser son armement nucléaire.

En raison du retard pris pendant la guerre par la recherche nucléaire allemande, les dix atomistes de Farm Hall ne furent pas recrutés par les Anglo-Saxons bien que certains d’entre eux s’y étaient plus ou moins résignés.

Retour en Allemagne

Le 3 janvier 1946, après huit mois de captivité, les « invités » furent rapatriés en Allemagne de l’Ouest où ils reprirent des carrières de chercheurs ou de professeurs. En 1957, six d’entre eux s’associèrent avec d’autres scientifiques pour protester contre le projet de doter la République fédérale d’Allemagne d'armes nucléaires tactiques. Von Weizsäcker enseigna la philosophie et continua à militer avec le mouvement Pugwash contre la bombe atomique. À sa mort en 2007, il était le dernier survivant des invités de Farm Hall.

Consultez la suite du dossier


Sujets de réflexion

Les bombardements atomiques sur le Japon

Le projet Manhattan a été lancé sur une double erreur d’appréciation :

  • En Allemagne, les scientifiques ne croyaient pas possible, pour eux et pour les Alliés, de réaliser une bombe atomique avant la fin de la guerre et le pouvoir nazi négligeait le sujet et ne lui accordait presque pas de moyens.

Nous savions à cette époque-là que, en principe, on pouvait fabriquer des bombes atomiques, et nous connaissions aussi un procédé réalisable pour arriver à cette fin ; cependant, nous avions plutôt tendance à surestimer l'effort technique nécessaire pour une telle réalisation. Ainsi, nous étions heureux de pouvoir informer en toute sincérité notre gouvernement des données du problème, et en même temps de savoir en toute certitude qu'une tentative sérieuse pour construire des bombes atomiques ne serait pas entreprise en Allemagne. Car il était inconcevable que le gouvernement allemand acceptât de fournir un effort aussi considérable en vue d'un but lointain et incertain, ayant à faire face à tant de problèmes créés par la guerre.

Werner Heisenberg (La partie et le tout, p. 308)

 

Sur l’avis des spécialistes de physique nucléaire, nous renonçâmes dès l’automne 1942 à construire la bombe atomique ; en effet, comme je demandais une nouvelle fois quels seraient les délais nécessaires pour la mettre au point, il me fut répondu qu’il fallait compter trois ou quatre ans. L’issue de la guerre serait certainement décidée depuis longtemps.
Albert Speer, ministre de l’Armement (Au cœur du troisième Reich, cité dans Pourquoi Hitler n’a pas eu la bombe atomique, Nicolas Chevassus-Au-Louis, p. 53)

  • Aux États-Unis, les scientifiques, les politiciens et les militaires surestimaient largement la volonté et l’avancée de la recherche nucléaire allemande.

Après la chute du IIIème Reich, les bombes atomiques préparées contre celui-ci ont finalement été utilisées contre le Japon pour des raisons très différentes : pour précipiter la capitulation du Japon, pour manifester la supériorité américaine à l’égard de la Russie soviétique qui entrait alors en guerre contre le Japon et pour justifier et exploiter pleinement l’investissement du projet Manhattan. Après la bombe à l’uranium d’Hiroshima, le bombardement de Nagasaki a permis de tester une bombe au plutonium.

Leó Szilárd, qui était largement impliqué dans le développement de la bombe, dira après la guerre :

« Si les Allemands avaient largué des bombes atomiques à notre place, nous aurions qualifié de crimes de guerre les bombardements atomiques sur des villes, nous aurions condamné à mort les coupables allemands lors du procès de Nuremberg et les aurions pendus. »

 

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Figure 4 : Journal Le Parisien                                                         Hiroshima

Deux positions opposées sur la bombe atomique

Extraits d'un journal intime d'un officier supérieur S.S. exécuté par les Alliés fin 1945 (Cité par https://www.dissident-media.org/infonucleaire/course_atom_allemagne.html)

J'éprouve quelque chose qui ressemble à de l'envie en songeant à ce pilote américain qui provoqua, à Hiroshima, la fin partielle du monde. Il devait se sentir l'égal d'un dieu, celui qui anéantit d'un mouvement de levier la vie de milliers de gens. La main qui appuyait sur le levier tremblait-elle ? La mienne n'eût pas tremblé.

La bombe atomique était en réalité notre arme. C'est l'humeur capricieuse et la souveraine injustice de l'Histoire qui l'ont fait tomber entre les mains de nos ennemis d'abord. Oui, elle était notre arme, l'arme du crépuscule des dieux, l'arme du national-socialisme par excellence. Nous étions seuls capables d'en exploiter à fond les infernales énergies destructrices. Nous seuls les avions devinées. Notre système était son corollaire spirituel ; la bombe atomique constituait le fondement matériel qui faisait défaut au national-socialisme. Nous avons « atomisé » la société. La bombe « atomisera » la base de cette société, la matière.

 

Deux jours après le bombardement d’Hiroshima, Albert Camus publie un éditorial dans Combat.

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Figure 5 : L'éditorial d'Albert Camus (colonne de gauche)

Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique.

On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner.

Les découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu'elles sont, annoncées au monde pour que l'homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d'une littérature pittoresque ou humoristique, c'est ce qui n'est pas supportable.

Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu'une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d'être définitive. On offre sans doute à l'humanité sa dernière chance. Et ce peut-être après tout le prétexte d'une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence.

Au reste, il est d'autres raisons d'accueillir avec réserve le roman d'anticipation que les journaux nous proposent. Quand on voit le rédacteur diplomatique de l'Agence Reuter annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam, remarquer qu'il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.

Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.

Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison.

Albert Camus

La responsabilité des scientifiques

Les conversations de Farm Hall offrent de nombreux sujets de réflexion :

Quelle est la responsabilité des scientifiques, en particulier à propos des armes, du totalitarisme et du nationalisme ? Quelle est celle de chacun des citoyens ?

« À quoi travaille-t-il votre mari ? Aux lampes à incandescence ?... Du simple éclairage ! Mais où va-t-il cet éclairage ?... Peut-être sur un tank ? Ou sur un cuirassé ?... Mais, bon Dieu, il n'y a plus rien qui ne soit pour la guerre ! Où faut-il trouver du travail, si je me dis : pas pour la guerre ! Faut-il que je crève de faim ? » (Bertolt Brecht, Grand Peur et misère du IIIème Reich, 1938)

Sources

Internet

La plupart des personnes citées, le projet Manhattan, les opération Alsos, Epsilon et Paperclip, les V1, les V2 et bien sûr tous les épisodes de la deuxième guerre mondiale font l’objet de pages spécifiques de Wikipédia. On peut notamment consulter celles intitulées « Bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki », « Science sous le Troisième Reich », « Recherches atomiques sous le régime nazi » et « Lettre Einstein-Szilárd ».

Un site d’histoire des sciences consacre des pages bien documentées aux recherches de physique subatomique de 1939 à 1945, notamment au projet Manhattan :

https://cosmologie.wordpress.com/manhattan/

et aux recherches nucléaires allemandes : https://cosmologie.wordpress.com/manhattan/uranverein/

Les fichiers PDF correspondants sont téléchargeables :

https://cosmologie.wordpress.com/communication/cours/

La page du site Info nucléaire consacrée à « L'Allemagne et la course à l'atome » :

https://www.dissident-media.org/infonucleaire/course_atom_allemagne.html

La mission du CNRS en Allemagne (1945-1950) : https://histoire-cnrs.revues.org/3372

Les scientifiques, l’atome, la guerre et la paix, Michel Pinault :

http://data.over-blog-kiwi.com/0/54/13/97/201311/ob_b42316_pinault-michel-scientifiques-guerre-paix.pdf

Bibliographie

  • Opération Epsilon, les transcriptions de Farm Hall, Flammarion, 1993, épuisé.
  • Alsos, Samuel A. Goudsmit, Springer Science & Business Media, 1996, en anglais.
  • Pourquoi Hitler n’a pas eu la bombe atomique, Nicolas Chevassus-Au-Louis, Economica, collection Mystères de guerre, 2013.
    Émission de France Culture à propos de ce livre et avec l’auteur :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-marche-des-sciences/des-scientifiques-sous-le-troisieme-reich-pourquoi-hitler-na-pas-eu

Journal télévisé à propos de ce livre et avec l’auteur :

http://www.francetvinfo.fr/histoire-hitler-et-la-bombe-atomique_577145.html

  • Les savants d’Hitler et la bombe atomique, Armand A. Lucas, Académie royale de Belgique, collection L’Académie en poche, 2015.
  • La partie et le tout, Le monde de la physique atomique, Werner Heisenberg, Flammarion, Champs sciences, 2016, traduit par Paul Kessler (Autobiographie intellectuelle.)
  • Roman : Le principe, Jérôme Ferrari, Actes sud, 2015. (Le prix Goncourt 2012 romance la vie de Werner Heisenberg.)
  • Bande dessinée : Les rêveurs lunaires, quatre génies qui ont changé l’histoire, scénario : Cédric Villani, dessin : Baudoin, Gallimard / Grasset, 2015.

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Figure 6 : Les rêveurs lunaires

  • Théâtre : Copenhague, Michael Frayn, texte français de Jean-Marie Besset, Actes sud – Papiers, 1998. (La rencontre historique à Copenhague qui a marqué, en 1941, la rupture définitive des physiciens Werner Heisenberg et Niels Bohr.)

 


[1]La partie et le tout, p. 253.

[2]La partie et le tout, p. 308.

[3]Au cœur du troisième Reich, cité dans Pourquoi Hitler n’a pas eu la bombe atomique, Nicolas Chevassus-Au-Louis, p. 53.

[4] Cité par https://www.dissident-media.org/infonucleaire/course_atom_allemagne.html

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