Quatre saynètes alertes, se déroulant en plusieurs lieux : commissariat, parc, terrasse, intérieur bourgeois, salle de conseil municipal. Quatre coups de crayons à la Daumier qui caricaturent avec jubilation une société pas si éloignée de la nôtre. .
– Les Amants : Deux amoureux dans un parc se font la comédie de l’amour usant de tous les lieux commun du genre.
– Le Portefeuille : Un commissaire auprès de son subordonné se lamente de la décadence du théâtre et de la société ; ses hommes lui amènent une femme qui vient régulièrement devant le commissariat. Laissé seul avec l’interpellée, on découvre que le commissaire entretient une liaison adultérine avec cette cocotte et que leur rencontre dans son lieu de travail est un de ses fantasmes. On lui amène soudain un misérable qui a ramené un portefeuille garni de billets de banque. Le commissaire tout étonné de ce geste civique, félicite l’honnête homme avant de se rendre compte qu’il est sans domicile fixe et qu’il est donc conformément à la loi justiciable. La pièce s’achève par l’incarcération du pauvre homme et de la maitresse indignée de cette injustice. Le portefeuille finit dans le tiroir du bureau de l’homme de loi…
– Vieux ménages : Peinture d’un vieux couple usé par les années. Cela commence comme un boulevard et se termine dans le drame domestique sordide…
– L’Epidémie : Un conseil municipal, constatant une épidémie de fièvre typhoïde touchant une caserne et les pauvres environnants, se refuse à dépenser le moindre centime pour contenir la maladie, jusqu’au moment où on lui annonce la mort d’un bourgeois. Là, après avoir fait l’éloge du bourgeois inconnu et de ses qualités économiques, le conseil débloque dans l’hystérie des fonds énormes pour lutter contre l’épidémie et marque du sceau d’infamie l’un de leurs collègues absents, responsable de cette catastrophe, alors même qu’en ouverture du conseil, les conseillers municipaux le soutenaient.