Ceci est un Spectacle

La maison du lac

écrit par Ernest Thompson, mis en scène par Guy Dechesne

Tom est un octogénaire américain, malade et bougon. Ancien prof de grec, il s’intéresse plus à la guerre de Troie qu’à celle du Viêt-Nam et qu’aux autres événements de cet été 1969 dont la radio se fait écho, les premiers hommes sur la Lune et le concert de Woodstock. En vacances dans leur maison au bord d’un lac, Tom et sa femme, Kate, qui le materne malicieusement, alternent la tendresse et l’ironie. Au grand regret de Tom, ils n’ont pas eu de garçon mais une fille, Claudia qui n’a jamais trouvé sa place près du couple centré sur lui-même. Claudia arrive inopinément avec son nouvel ami et confie le fils de ce dernier à ses parents. Le vieux couple va devoir apprivoiser l’adolescent qui perturbe sa tranquillité.

« La Maison du lac » est un drame psychologique marqué à la fois par l’émotion et l’ironie. Il offre à chaque comédien une riche palette d’émotions à exprimer : l’amour du vieux couple, la souffrance, l’amertume et la colère de Claudia et de l’adolescent de se sentir rejetés par leurs parents, le réconfort des marques d’affection inattendues. La pièce pose la question « Savons-nous offrir, accepter et exprimer l’amour de nos proches ? » Ces propos graves et l’angoisse de la mort prochaine sont sans cesse tempérés par une ironie dont la désinvolture cache la difficulté à vivre et à dire ses sentiments. Humour et relations humaines fortes font la richesse de « La Maison du lac ».

Né en 1949 dans le Vermont, Ernest Thompson écrit à vingt-huit ans La Maison du lac, qui est montée peu de temps après à Broadway. En 1981, l’adaptation cinématographique de la pièce, réalisée par Mark Rydell et interprétée par Katharine Hepburn, Henry et Jane Fonda, obtient trois Oscar dont celui du meilleur scénario.

En France, Jean Marais, Jean Desailly et Jean Piat ont interprété successivement le rôle de Tom ; Edwige Feuillère, Simone Valère et Danielle Darrieux celui de Kate.